Tout commence avec Pierre-François Lubin, qui crée sa Maison de Parfumerie en 1798, pour offrir aux “Incroyables” et aux “Merveilleuses” ( nos ancêtres ! ) des rubans parfumés, des masques de bal et de la poudre de riz, mais surtout sa fameuse Eau Vivifiante qui deviendra l’Eau de Lubin. La renommée de Lubin arrive aux oreilles de l’Impératrice Joséphine et de Pauline Bonaparte, qui en font leur chouchou, avant qu’il ne devienne celui de la Reine Marie-Amélie de Bourbon et de tous les souverains d’Europe. Un siècle plus tard, dans les années folles, chaque année donne le jour à une nouvelle senteur. Les flacons Arts Déco sont signés de Julien Viard et Maurice Depinoix, et les luxueuses éditions en cristal par Baccarat. Les parfums Lubin sont le symbole de l’élégance française, notamment aux Etats-Unis, et jusqu’en 1975 le succès est toujours au rendez-vous avant que la maison ne tombe un peu dans l’oubli avec l’arrivée massive sur le marché des parfums de couturiers.
En 1999, Gilles Thévenin, alors Directeur de création chez Guerlain, décide de donner une seconde vie à Lubin, qui représente toujours à ses yeux la quintessence du luxe français. Un projet titanesque mais, fort heureusement, il est en possession d’une grande partie des 450 senteurs créées par la Maison et il décide, avec l’aide d’Olivia Giacobetti (l’un des plus fameux nez de la parfumerie française), d’en rééditer certains, en alternance avec la création de nouvelles fragrances.
Editeurs spécialisés dans l’art, la mode et la décoration, Martine et Prosper Assouline décident en 2005 d’ouvrir une librairie associant Culture et Luxe, Livres et Objets. Des accessoires exclusifs, des objets de curiosités, des cadeaux personnalisés qui tournent donc tous autour du livre.
Sophie et Matthieu Richard présentent les pièces des grands créateurs français des années 50 : Royère, Adnet, Jouve, Perriand, Prouvé, du Plantier, mais c’est surtout sur l’oeuvre de Mathieu Matégot (1910-2001) que la galerie se concentre. Figure incontournable du design de l’après-guerre, Matégot est le premier à travailler le métal comme d’autres le papier ou le tissu, en le pliant, le plissant, le perforant, grâce à une machine qu’il met lui-même au point. Il baptise en 1952 cette résille ajourée, le plus souvent laquée de noir, du nom de « Rigitulle » et crée avec des objets usuels, tables roulantes, porte-parapluie, paniers, cache pots… Mais sa créativité ne se limite pas à l’utilisation du métal et il se sert également du rotin, du laiton, du formica, du verre, du bois, mais aussi du tissu ou du cuir pour d’infinies variations.
https://www.germanopratines.fr/wp-content/uploads/2011/04/1300119326.jpg640427Hélènehttps://www.germanopratines.fr/wp-content/uploads/2019/12/logo-germanopratines-3-1030x221.pngHélène2017-10-11 10:19:372026-02-11 21:50:39Galerie MATTHIEU RICHARD
Le club mythique de Saint-Germain. Cent fois on l’a dit fini mais il renaît toujours de ses cendres, draînant sans cesse de nouveaux habitués. Repris par seize copropriétaires, dont Thierry Costes, Charles Beigbeider, Guillaume et Nicolas Houzé, Grégoire Chertok, Christopher Descours ou encore Laurent de Gourcuff, l’un des rois des nuits parisiennes. Ensemble, ils ont décidé de lui rendre tout son lustre, en recréant un club très privé avec une carte de membre.
Et c’est en effet redevenu un vrai club, un peu à l’anglaise, avec ses coins et ses recoins, son jardin d’hiver, son foyer, son dance floor qui semble rendre hommage aux années mythiques des nuits parisiennes et new yorkaises. La clientèle est un spectacle à elle toute seule. Une faune de jeunes branchés se mélange aux habitués de la première heure avec le plus grand naturel pour des fêtes parfois mémorables.
C’est l’une des adresses bistronomiques préférées des germanopratins. Après Fish, la Boissonnerie, Cosi et Freddy’s, l’Américain Juan Sanchez et le Néo-Zélandais Drew Harré ont souhaité créer, toujours à Saint-Germain, un lieu dédié à une cuisine saine et de saison, avec de nombreux aliments crus, poissons et produits de la mer et peu de viande. Soupes, gaspachos, tartares, carpaccios et autres ceviches sont donc à l’honneur. Pablo Thiollier-Serrano et sa brigade, concoctent tout ça devant nous, dans la cuisine ouverte sur la salle.
Chaque vin, pour les amateurs, est choisi avec soin pour accompagner les mets et sont tous, petites ou grandes cuvées, de vrais régals.
SEMILLA
54 rue de Seine 75006 Paris 01 43 54 34 50
Ouvert tous les jours de 12h30 à 14h30 et de 19h à 22h45
La Maison Pierre Frey édite et fabrique des étoffes et des papiers peints dans la plus pure tradition française. Une collection riche de 7000 références qui réunit les créations signées Pierre Frey et celles des marques prestigieuses acquises au cours des années par la Maison : Braquenié, Fadini Borghi, Thorp of London et Le Manach. Pierre Frey, c’est aussi l’histoire d’une passion qui s’est transmise sur trois générations. Pierre Frey qui crée la Maison en 1935 et devient vite la coqueluche des décorateurs et des antiquaires. Puis son fils, Patrick, qui signe, depuis 1975, chaque nouveau modèle de tissu en cherchant son inspiration dans l’air du temps, les voyages, l’art ou l’histoire. Et ses trois fils, Pierre, Vincent et Mathieu, qui ont déjà commencé à prendre la relève.
Depuis 1951 et sa création par Jim Thompson, sa marque éponyme est LA référence mondiale en matière de soie pour l’ameublement. Des étoffes dessinées, tissées et teintes dans la pure tradition d’Asie du sud-est et des collaborations avec les plus grands designers. Cette matière ancestrale semble ne jamais vouloir cesser de se renouveler et de s’adapter au design et aux modes. La Maison édite aussi une sublime collection de papiers peints.
Allard est l’un des derniers vrais bistrots de Paris. Le restaurant reste marqué aujourd’hui encore par l’esprit de Marthe Allard, « mère cuisinière » qui fonda la maison en 1932. Allard c’est avant tout l’histoire d’une paysanne bourguignonne qui monte à Paris avec des recettes de famille.
Depuis juillet 2013, le restaurant appartient à Alain Ducasse qui se dit très attaché à garder sa personnalité, son caractère et son héritage précieux. “Je considère que la cuisine conviviale et populaire qui s’exprime dans les bistrots est un trésor de la gastronomie» dit-il.
La tradition d’une certaine cuisine bourgeoise est donc aujourd’hui encore bien vivante : pâté en croûte d’Arnaud Nicolas, oeufs cocotte aux champignons, mouillettes aïllées, carré d’agneau de lait aux asperges vertes de Provence, joue de boeuf fondante aux carottes ou fromage de chèvre bio de Dominique Fabre.
ALLARD
41, rue Saint-André des Arts, 75006 Paris 01 58 00 23 42
En 1883, Monsieur Janvier Père, antiquaire, s’installe au 48 rue Jacob. Désiré Janvier, son fils, lui succéde comme antiquaire, marchand d’autographes et de souvenirs historiques. En 1958, Alain Brieux reprend la boutique et concentre son activité sur l’histoire des sciences et de la médecine. Il transforme le lieu en véritable cabinet de curiosités, mêlant les livres et les objets les plus rares. Ce passionné d’instruments scientifiques crée un lieu de rencontre et d’émulation en réunissant des spécialistes du monde entier. Parmi les livres on trouve des objets d’anatomie, d’astronomie ou d’histoire naturelle, de chimie ou de chirurgie, des tables minéralogiques, des globes et des microscopes, des gravures …
En 2005, la librairie est reprise par Jean-Bernard Gillot qui perpétue l’esprit d’Alain Brieux, tout en apportant son expérience de libraire. Il communique au lieu sa passion pour la photographie et les voyages, et permet, par son éclectisme, de redonner un souffle nouveau à l’établissement. Il y organise aussi régulièrement des expositions de photographes modernes ou contemporains.
Ici il n’est pas question de pâtisserie mais plutôt de gastronomie pâtissière. Pierre Hermé est un pâtissier d’avant-garde et un magicien des saveurs. Il révolutionne les traditions les plus établies, élimine les décors excessifs ou inutiles qui encombrent les pâtisseries, utilise le sucre comme le sel, pour relever d’autres nuances de saveurs, et enfin il remet en question son propre travail en explorant sans cesse de nouveaux territoires du goût ou en revisitant ses propres recettes, sous forme de glaces, de cakes, de confitures, de pâtes de fruits, la liste s’allongeant au fil des saisons.
Maylis Queyrat et Charles Tassin, respectivement designer et architecte d’intérieur, présentent ici leurs créations qui rendent souvent hommage aux années 60-70 et remettent au goût du jour des matières que l’on adore comme le bois laqué, l’acier patiné et l’aluminium poli.
https://www.germanopratines.fr/wp-content/uploads/2012/09/Galerie-MAY.jpg436630Hélènehttps://www.germanopratines.fr/wp-content/uploads/2019/12/logo-germanopratines-3-1030x221.pngHélène2016-10-22 13:14:352026-02-11 21:54:08Galerie MAY
Esther de Beaucé présente exclusivement des bijoux-sculptures d’artistes contemporains : Frank Stella, Bernar Venet, François Morellet, Orlan, Jacques Villeglé, Miguel Chevalier, Barthélémy Toguo, Lee Ufan, Pierrette Bloch, Laurent Baude … de designers, d’architectes, mais aussi des plus grands artistes modernes comme Picasso ou Calder.