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Maurits Cornelis Escher

Maurits Cornelis Escher ou comme il préférait être nommé, M.C. Escher, est un artiste fascinant qui sut transformer la géométrie et les mathématiques en art, à travers ses pavages, ses illusions optiques et ses mondes impossibles, mais qui dans un premier temps était aussi un remarquable paysagiste.

L’exposition, placée sous la direction de Jean-Hubert Martin et Federico Giudiceandrea, deux des plus grands experts de l’artiste, nous plonge dans l’univers imaginaire et étonnant de ce génie néerlandais, né en 1898 à Leeuwarden, aux Pays-Bas.

Célèbre pour ses créations visionnaires, ses paradoxes visuels et ses géométries infinies, il est devenu au fil du temps une icône, non seulement pour les mathématiciens et les chercheurs, mais aussi pour le grand public, conquis par la force visuelle et conceptuelle de son œuvre. Ses créations représentent une véritable rencontre entre univers scientifique et création artistique, influençant profondément le monde du design, du graphisme, du cinéma, de la publicité, de la mode ou encore de la musique encore aujourd’hui.

À partir des années 1950, sa popularité ne cesse de croître. Grâce également à ses relations avec le monde scientifique et académique, diverses revues commencent à lui consacrer des articles et des comptes rendus. Aux États-Unis, le mouvement hippie s’approprie ses œuvres, les modifie et les reproduit sur des affiches et des T-shirts, dans une optique psychédélique.

L’exposition nous plonge dans travail et sa progression vers l’abstraction, les perspectives impossibles et les représentations étonnantes, parfois déconcertantes, de mondes en apparence plausibles mais inconciliables avec le réel que M.C. Escher a su réunir dans une dimension artistique inédite.

du 15 novembre 2025 au 1er mars 2026

MONNAIE DE PARIS

11 quai de Conti 75006 Paris

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Immarcescible


Les émaux de Limoges de la Renaissance et leurs collectionneurs

Les émaux de Limoges de la Renaissance fascinent depuis cinq siècles par leur éclat intact et leur pouvoir de traverser le temps. La nouvelle exposition de la Galerie Kugel retrace leur histoire, mais aussi celle de leurs collectionneurs, passionnés et visionnaires.

Dans un poème de 1866 adressé au peintre émailleur Claudius Popelin, Théophile Gautier célèbre « l’immarcescible émail » – cette matière vitrifiée dont l’éclat défie les siècles. A la fin du XVe siècle, Limoges, déjà renommée pour ses émaux médiévaux, développe une nouvelle manière de peindre sur cuivre. Les œuvres réunies dans cette exposition couvrent un siècle d’excellence, de 1520 à 1620, marqué par l’essor de cet art spécifiquement français. Le cuivre, enduit de verre coloré cuit au four, produit une surface lisse, brillante, inaltérable : ni lumière, ni air, ni temps n’en altèrent les couleurs profondes et les ors délicats réhaussés au pinceau. On tient ainsi entre ses mains une image immarcescible, au sens le plus concret : inaltérable, elle ne se fanera pas.

Les émaux de Limoges de la Renaissance sont depuis longtemps une spécialité de la Galerie Kugel. Dans les années 1990, Hubert de Givenchy vend à Alexis et Nicolas Kugel sa célèbre armoire au char d’Apollon de Boulle et la collection d’émaux qu’elle contenait. Il vouait à ces pièces, notamment en grisaille, une passion débordante, à contre-courant d’un marché alors en sommeil, et s’était constitué une collection remarquable. Présentée lors de la Biennale des Antiquaires de 1994, celle-ci ne fut pas dispersée : les frères Kugel la vendirent en bloc, dès les premières heures de l’inauguration, à Pierre Bergé. La nouvelle de cette vente spectaculaire suffit à redonner un souffle au marché des émaux de Limoges de la Renaissance.

L’exposition propose de faire découvrir au grand public un ensemble inédit de plus de 70 pièces. De la création de ces objets jusqu’à nos jours, le catalogue richement illustré qui accompagne l’exposition passera en revue les périodes d’engouement et d’oubli, montrant qu’à chaque génération, il suffit de quelques collectionneurs curieux et éclairés pour faire resurgir cette beauté intemporelle. Beaucoup de leurs noms nous sont encore familiers : les différentes branches de la famille Rothschild,
J. P. Morgan, Henry Clay Frick, William Randolph Hearst, Hubert de Givenchy, Pierre Bergé et Yves Saint Laurent… Et, bien sûr, des marchands comme les Kugel pour refaire découvrir l’éclat immarcescible de cet art.


Du 22 octobre au 20 décembre 2025

Galerie Kugel


25 quai Anatole-France 75007 Paris

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Daniel Buren

Du cercle aux carrés, hauts-reliefs situés et in situ

Depuis sa première monographie en 2007 qui inaugurait le 47 rue Saint-André-des-Arts, Daniel Buren a multiplié les expositions personnelles au sein des quatre espaces parisiens de la galerie et dans les foires du monde entier, parmi elles : « C’était, c’est, ce sera, travaux situés », « Quand les carrés font des cercles et des triangles : hauts-reliefs situés », « Au fur et à mesure, travaux in situ et situés », « Pyramidal, hauts-reliefs, travaux in situ et situés », « Plis contre plan, hauts-reliefs, travaux situés », etc.  À l’instar de plusieurs autres de ses travaux, les œuvres exposées jouent avec la présence du visiteur et initient un dialogue riche avec le site. Refusant en effet depuis la fin de années 1960 tout système qui subordonnerait ses œuvres à un point de vue unique et partant du principe que le lieu, quel qu’il soit, est en fait le fond, « le cadre, [le] support réel où s’inscrit — se compose — l’œuvre [1]», Daniel Buren réaffirme ici que ses productions « ne sont pas des objets, mais des modulations de l’espace ; qu’elles n’existent jamais pour elles-mêmes [2] », mais s’inscrivent dans leur lieu d’apparition, qu’elles soulignent et révèlent.

Composé de hauts et bas-reliefs, ce nouvel ensemble conjugue l’ingrédient miroir, la couleur — les différentes nuances utilisées sont choisies au hasard dans une gamme industrielle —, et l’outil visuel de l’artiste, soit des bandes verticales, alternativement blanches et colorées, de 8,7 cm — un outil qui a comme première qualité « d’être un signe invariable au milieu de millions de choses possibles qui n’arrêtent pas de varier [3] ». Entre plan et relief, peinture et sculpture, les œuvres situées appartenant à la série Du cercle aux carrés relèvent d’un agencement chaque fois singulier de solides aux couleurs vives, répartis en damier, en lignes, ou en croix sur une grille imaginaire faite de carrés de même taille, sur un plan circulaire en miroir. Les bandes sont apposées sur le côté des prismes, et se voient dédoublées. 

Ce dédoublement est également à l’œuvre dans les travaux in situ, en hauts et bas-reliefs, imaginés dans et pour la dernière salle, qui, munie de velux zénithaux, est baignée d’une lumière naturelle changeante tout au long de la journée. Pour souligner ou redoubler cette variation constante, l’artiste installe d’un côté une suite d’œuvres affichant un angle aigu, qu’il titre d’une façon relativement énigmatique : Une fois j’te vois, une fois non, travail in situ, en superposant les mêmes prismes jusqu’à atteindre la hauteur voulue ; et sur le mur opposé, une série de parallélépipèdes, en trois dimensions, produits en aluminium-Dibond de 2-3 millimètres d’épaisseur, matériau qu’il utilise depuis son invention. Bien qu’aucune transformation physique de l’architecture ne soit opérée ici, Daniel Buren élabore un puissant jeu poétique et sensible, qui s’active au gré des déplacements du public, et renouvelle indéfiniment les perspectives et les points de vue par le truchement de la réflexion des surfaces. Comme en mouvement, les œuvres se transforment ainsi continuellement, absorbant en leur sein tout autant l’espace environnant que le corps des visiteurs. 

— Emma-Charlotte Gobry-Laurencin

du 16 octobre au 20 décembre 2025

MENNOUR

47 rue Saint-André-des-Arts

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John Singer Sargent

Eblouir Paris

John Singer Sargent (Florence, 1856 – Londres, 1925) est, avec James McNeill Whistler, l’artiste américain le plus célèbre de sa génération et sans doute l’un des plus grands peintres du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Adulé aux États-Unis (son portrait de Madame X est considéré comme la Joconde de la collection d’art américain du Metropolitan Museum of Art à New York), il est aussi célébré au Royaume-Uni où il a effectué la majeure partie de sa carrière. En France, cependant, son nom et son œuvre restent très largement méconnus, ce que l’exposition du musée d’Orsay à l’automne 2025 espère changer.

Si en 2007 l’exposition Peintres de la lumière. Sargent & Sorolla (Paris, musée du Petit Palais) avait pu permettre de présenter l’artiste au public français, aucune exposition monographique ne lui jamais été consacrée. C’est pourtant bien dans l’hexagone, et plus précisément à Paris, que le jeune peintre s’est formé, a développé son style et son réseau d’artistes, a connu ses premiers succès et a réalisé parmi ses plus grands chefs-d’oeuvre comme le Dr Pozzi chez lui (1881, Hammer Museum, Los Angeles) ou les Filles d’Edward Darley Boit (1882, Museum of Fine Arts, Boston).
Conçue en partenariat avec le Metropolitan Museum of Art de New York, l’exposition « Sargent. Les années parisiennes » vise à faire découvrir ce peintre à un large public. L’exposition réunit plus de 90 œuvres de John Singer Sargent, dont certaines n’ont jamais été présentées en France. Elle retrace l’ascension fulgurante du jeune artiste, arrivé à Paris en 1874 à l’âge de 18 ans pour étudier avec Carolus-Duran. L’exposition couvre son parcours jusqu’au milieu des années 1880, période où il s’installe à Londres après le scandale suscité par son portrait de Madame Gautreau (Madame X) au Salon.

Pendant cette décennie, Sargent forge à la fois son style et sa personnalité dans le creuset de l’étourdissant monde de l’art parisien, marqué par la multiplication des expositions, le développement du naturalisme et de l’impressionnisme et la montée en puissance de Paris comme capitale mondiale de l’art. Le jeune peintre américain y trouve des soutiens auprès d’autres expatriés mais s’intègre aussi avec brio à la société française en forgeant des liens avec un cercle d’artistes, d’écrivains, et de mécènes éclairés. Les nombreuses effigies que Sargent nous a laissé de ces personnalités brossent le portrait captivant d’une société en pleine mutation, très cosmopolite, où l’ancienne aristocratie européennes côtoie les jeunes fortunes du nouveau monde. Constamment en quête de nouvelles inspirations, Sargent dépeint peu la « vie parisienne » mais profite de son ancrage dans la capitale française pour effectuer de nombreux voyages en Europe ou en Afrique du Nord. Il en ramène de nombreux tableaux, paysages et scènes de genre, qui allient exotisme, mystère et sensualité. Mais c’est dans le domaine du portrait que Sargent s’impose comme l’artiste le plus talentueux de son temps, surpassant ses maîtres et égalant les grands artistes du passé. Sa formidable habileté technique, le brio de sa touche, le chatoiement de ses couleurs et l’assurance provocante de ses compositions troublent le public et séduisent les critiques qui voient en lui le digne héritier de Velázquez. Commentant en 1883 l’un de ses tableaux les plus originaux, le Portrait des Filles d’Edward Darley Boit, l’écrivain américain Henry James, ami de Sargent, note que l’artiste « offre le spectacle étrangement inquiétant d’un talent qui au seuil de sa carrière n’a déjà plus rien à apprendre ».

En 1884, le portrait de Virginie Gautreau, que Sargent viendra plus tard à décrire comme « la meilleure chose qu’il ait jamais faite », suscite cependant des réactions hostiles au Salon. Elles visent notamment à la moralité du modèle, et témoignent des enjeux mondains et sociaux de l’art du portrait « public » en France à la fin du XIXe siècle. Une section particulière de l’exposition est dédiée à ce moment de la carrière de Sargent et à ce tableau, prêté exceptionnellement par le Metropolitan Museum of Art et visible à Paris pour la première fois depuis… 1884 !

Fondée sur un travail de recherche poussé, « Sargent. Les années parisiennes » prend aussi la mesure des liens durables que l’artiste conserve avec sa ville de formation, et ce même après son déménagement à Londres. Son engagement en faveur de l’entrée d’Olympia de Manet, artiste qu’il admire, dans les collections nationales en 1890, en témoigne. C’est encore en France que Sargent connaît une première forme de reconnaissance institutionnelle, lorsque l’État fait l’achat de son portrait de la danseuse Carmencita pour le musée du Luxembourg en 1892.

du 23 septembre 2025 au 11 janvier 2026

MUSEE D’ORSAY

Esplanade Valéry Giscard d’Estaing 75007 Paris

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CENT ANS d’Art Déco

1925-2025

Né dans les années 1910 dans le sillage des réflexions européennes sur l’ornementation, l’Art déco puise dans les recherches de l’Art nouveau. Il se développe pleinement dans les années 1920 et se distingue par une esthétique structurée, géométrique, élégante, qui allie modernité et préciosité.

Ses formes séduisent les décorateurs, architectes et fabricants d’alors, mais restent souvent réservées aux catégories sociales aisées, du fait du coût élevé des matériaux et de la finesse des techniques mises en place à cette époque. L’Art déco incarne une période foisonnante, marquée par une soif de nouveauté, de vitesse, de liberté. Il touche tous les domaines de la création : mobilier, mode, joaillerie, arts graphiques, architecture, transports… L’exposition revient ainsi sur les différentes tendances de l’Art déco, entre l’abstraction géométrique affirmée de Sonia Delaunay et Robert Mallet‑Stevens, l’épure formelle de Georges Bastard et Eugène Printz, ou encore le goût du décoratif de Clément Mère et Albert‑Armand Rateau.

Le musée des Arts décoratifs a joué un rôle central dans la reconnaissance de l’Art déco dès ses débuts, en accueillant les salons de la Société des Artistes décorateurs et en constituant une collection d’une richesse exceptionnelle. L’exposition « 1925‑2025. Cent ans d’Art déco » puise dans ce fonds remarquable, enrichi d’œuvres prêtées par de grandes institutions et collections privées, pour présenter des pièces emblématiques : le chiffonnier en galuchat d’André Groult, les créations raffinées de Jacques‑Émile Ruhlmann, ou encore le spectaculaire bureau‑bibliothèque de Pierre Chareau conçu pour l’Ambassade française, réinstallé à cette occasion. Trois créateurs phares – Jacques‑Émile Ruhlmann, Eileen Gray et Jean‑Michel Frank – y sont mis en lumière, incarnant chacun une facette singulière de l’Art déco.

Dès la fin des années 1960, le musée s’impose aussi comme un pionnier dans la redécouverte du style, notamment avec l’exposition « Les Années 25 », qui a ravivé l’intérêt du public et des spécialistes. Ce renouveau se poursuit dans les décennies suivantes, porté dans les années 1970 par des figures majeures comme Yves Saint Laurent, passionné d’Art déco, et son complice le décorateur Jacques Grange à qui le musée offre une carte blanche au sein de l’exposition.

Organisée selon un vaste parcours chronologique et thématique qui se déploie dans la nef et dans les galeries aux 2e et 3e étages du musée, l’exposition retrace les origines, l’apogée, le développement et les réinterprétations contemporaines de l’Art déco. Elle révèle la richesse et l’actualité d’un mouvement en constante évolution, à travers plus de mille œuvres.

Tous les domaines de la création artistique et de la décoration sont présentés. Les remarquables laques de Jean Dunand côtoient les verreries de François Décorchemont, la tabletterie, les arts de la table, ou encore la bijouterie, illustrée par des pièces à la modernité saisissante, notamment une série de broches de Raymond Templier et de Jean Desprès. Le rôle fondamental du dessin est mis en lumière à travers des projets décoratifs, d’architecture intérieure et de mobilier, notamment les dessins de Groult pour la chambre de Madame dans le pavillon de l’Ambassade française, qui dialoguent avec le chiffonnier qui en est l’un des rares vestiges. L’univers de la mode et des arts textiles est représenté par la cape de Marguerite Pangon, la robe aux petits chevaux de Madeleine Vionnet, une veste réalisée par Sonia Delaunay, une robe de Jeanne Lanvin mais aussi des dessins de textiles et des projets de vitrines de magasi

Symbole du voyage raffiné et du savoir‑ faire français, l’Orient Express connaît son âge d’or dans les années 1920. Décoré par de grands artistes comme René Prou ou René et Suzanne Lalique, il devient un manifeste roulant de l’esthétique Art déco. Cent ans plus tard, ce mythe renaît. L’exposition dévoile en exclusivité, dans la Nef du musée, des maquettes d’intérieur grandeur nature du futur Orient Express, réinventées par le directeur artistique Maxime d’Angeac, dialoguant avec une cabine Art déco de 1926 provenant des collections du musée. Puisant dans l’héritage du style et l’univers des métiers d’art, son projet fusionne artisanat d’excellence, innovation technologiques et design contemporain pour inventer le train du XXIe siècle. En 2025 comme en 1925, l’Art déco inspire un luxe tourné vers l’avenir.

Un ensemble exceptionnel de pièces de la maison Cartier présentées pour certaines, pour la première fois en dialogue avec les collections du musée, permet de mesurer l’impact de ce style dans le domaine de la joaillerie. Plus de 80 objets – colliers, diadèmes, boîtes, montres, nécessaires, dessins et documents d’archives – illustrent l’inventivité formelle et la richesse symbolique des créations de la maison. Entre géométrie rigoureuse et sensualité des matières, motifs inspirés de l’Orient et innovation technique, ces pièces incarnent l’esthétique du luxe Art déco, tout en reflétant l’évolution des goûts d’une clientèle internationale cosmopolite, à la recherche de distinction et de modernité. Un siècle après son émergence, l’Art déco continue d’inspirer par sa modernité, son élégance et sa liberté de formes. En croisant les regards d’hier et d’aujourd’hui, l’exposition montre combien ce mouvement reste vivant, en résonance avec les questionnements esthétiques et les savoir‑faire contemporains. Plus qu’un hommage au passé, elle invite à repenser l’Art déco comme une source toujours féconde de création et d’innovation.

du 22 octobre 2025 au 26 avril 2026

MAD Paris

107 rue de Rivoli 75001 Paris

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DESIGN MIAMI.PARIS

Du 21 au 26 octobre 2025, la capitale française vibre au rythme de la création contemporaine. Entre Art Basel Paris, installé sous la verrière du Grand Palais, et Design Miami/Paris, niché dans le cadre majestueux de l’Hôtel de Maisons sur la Rive Gauche, Paris devient l’épicentre mondial de l’art et du design.

Design Miami.Paris revient dans la maison et les jardins de l’Hôtel de Maisons pour sa troisième édition. Le programme de cette année met en lumière des exemples de narration à travers le design de collection, mettant en lumière des œuvres qui utilisent la matérialité pour créer des récits visuels captivants, une véritable célébration de la création de mythes matériels.

Cette année, pour le programme “Design at Large” de Design Miami.Paris présent dans la cour, les salons et les jardins de l’Hôtel de Maisons, Maison Parisienne met en lumière « Embrassade en rouge opéra » (2024) de Aude Franjou. Ces formes rayonnantes, semblables à des tentacules, se faufilent sur les balcons et les arches métalliques de l’Hôtel, leurs nuances de rouge, d’orange et de jaune sublimant la beauté naturelle du lin tout en contrastant avec la ferronnerie néoclassique du site.

Lefebvre et Fils présente « L’Immortelle » de Feipel Bechameil, un arbre fantastique en aluminium de 2,8 mètres, à la fois hybride et intemporel, exposé pour la première fois dans un contexte de foire après avoir visité de grandes institutions européennes. Ammann Gallery présente « White Swan and Pouf », Satyendra Pakhalé, une interaction poétique entre sculpture et assise alliant élégance biomorphique et design fonctionnel. et pour sa première exposition, Atraformstudio présente « Aerial Symmetry », de Pedro Reyes, une installation de structures pyramidales évoquant des rythmes cosmiques et des compositions spatiales anciennes, avec une chaise centrale comme repère céleste.

Les galeries présentes :

Galerie Boccara | Galerie Carpenters Workshop | Galerie Chastel-Maréchal | Galerie Desprez Breheret | Galerie Downtown François Laffanour | Galerie Eric Philippe | Galerie kreo | Galerie Mitterrand | Galerie Meubles et Lumières | Galerie MiniMasterpiece | Galerie Patrick Seguin | Galerie SCÈNE OUVERTE | Galerie Yves Gastou | Galleria Rossella Colombari | Friedman Benda | Hostler Burrows | Karry Berreby | Lebreton | Maria Wettergren | Galerie Mondavilli Scagliola | Galerie Morentz | Nilufar | Patrick Parrish | Studio Pierre-Marie Giraud | Salon 94 Conception | Galerie latérale | Thomas Fritsch – Artrium Galerie | Galerie Maxime Flatry | Galerie Yves Macaux

du 22 au 26 octobre 2025

DESIGN MIAMI.PARIS

Hôtel de Maisons

51 Rue de l’Université 75007 Paris

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ASIA NOW

Sous le titre évocateur « GROW », l’édition 2025 d’ASIA NOW déploie une vision de l’art comme un terrain fertile pour la transformation, le dialogue et l’épanouissement collectif. Grow devient un cadre de pensée à travers lequel interroger les paysages changeants de l’identité, de la culture et de l’appartenance, en nous invitant à dépasser les contraintes des binarités géographiques, historiques et culturelles, à réfléchir à la manière dont les perceptions se forment, s’élargissent et transforment notre façon de nous rencontrer dans un monde de plus en plus fluide.

En résonance avec le concept évocateur de « communautés affectives » développé par Leela Gandhi, qui nous rappelle que les communautés ne se fondent pas uniquement sur des origines ou des histoires communes, mais sur des affinités inattendues et des attachements éthiques qui transcendent les divisions culturelles. Asia NOW 2025 met en avant ces gestes fragiles, souvent discrets, à travers lesquels naissent des liens de solidarité et d’amitié. La foire inaugure ainsi ” The Third Space”, une nouvelle section dédiée aux pratiques expérimentales, embrassant l’hybridité, la collaboration entre les galeries et le potentiel génératif qui se présente lorsque les perspectives se croisent. Au programme :


Asia NOW 2025 accueille environ 70 galeries internationales, avec entres autres, Esther Schipper (Berlin, Paris, New York, Séoul), carlier | gebauer (Berlin), Sabrina Amrani (Madrid), Yeo Workshop (Singapour), Nika Project Space (Dubai, Paris), Kaikaikiki (Tokyo), Gallery Side 2 (Tokyo), Galerie BAO (Paris), and O Art Space (Lahore), Tang Contemporary Art (Pékin, Hong Kong, Bangkok), A2Z Art Gallery (Paris), BAO (Paris), Cuturi Gallery (Singapour), HdM (Pékin). Cette année, de nouvelles galeries rejoignent la foire pour la première fois : Arario (Séoul), Capsule Shanghai (Shanghai), Regeneration Art Gallery (Tashkent), Klemm’s (Berlin), and Baik Art (Los Angeles, Séoul, Jakarta), Stems Gallery (Bruxelles, Paris) parmi d’autres.

du 22 au 26 octobre 2025

ASIA NOW

Monnaie de Paris
11 quai de Conti 75006 Paris

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Les Nouveaux Ensembliers

Le Salon Les Nouveaux Ensembliers, organisé par les Manufactures nationales – Sèvres & Mobilier national, s’inscrit dans l’esprit de l’Exposition internationale des Arts décoratifs de 1925, qui célébrait l’Art Déco et l’alliance du luxe et de la fonctionnalité. À l’image des Ensembliers de l’époque, cette première édition met en lumière une nouvelle génération d’architectes-décorateurs, invités à repenser des espaces dans une logique d’ensemblier, alliant esthétique, usages contemporains et durabilité.

Sous la thématique « L’Ambassade de demain », les dix architectes décorateurs sélectionnés, Atelier Craft, dash&zephir, Emilieu, Estudio Rain, Marion Mailaender Studio, Mathilde Bretillot, OUD, Paul Bonlarron, Pierre Marie Studio et Sophie Dries, ont eu carte blanche. Leur proposition réinterprètent des lieux emblématiques – domestiques, de réception ou diplomatiques – en valorisant savoir-faire français, écoresponsabilité et innovation. Le Salon présente ainsi des projets qui dialoguent entre tradition et modernité, tout en affirmant l’excellence du design et de l’architecture intérieure comme reflet de la culture française.

du 14 octobre au 2 novembre 2025

MOBILIER NATIONAL – MANUFACTURE DES GOBELINS

42 avenue des Gobelins 75013 Paris

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Harry Nuriev

Objets Trouvés, 2025

En collaboration avec les Beaux-Arts de Paris, Art Basel Paris et la galerie Sultana, Harry Nuriev présente “Objets Trouvés “(2025), une installation participative transformant la chapelle des Petits-Augustins en un espace de circulation et d’échange. Des cartons de supermarché, alignés avec soin, sont remplis d’objets apportés par les visiteurs et les visiteuses. Chaque personne laisse un objet dont elle n’a plus besoin et en prend un autre laissé par quelqu’un d’autre. Chaque contribution est certifiée comme œuvre d’art, et à la fin de l’exposition, tous les échanges seront compilés dans un annuaire de type Pages Jaunes, transformant ce processus éphémère en archive permanente.

Harry Nuriev décrit sa pratique comme du Transformisme – la réinvention de matériaux du quotidien pour leur attribuer de nouvelles fonctions et significations. Avec Objets Trouvés, il prolonge cette philosophie dans une dimension collective, où le simple acte d’échange devient interaction sociale autant que création artistique.

Il s’agit du quatrième projet du Programme public réalisé par Art Basel Paris en collaboration avec les Beaux-Arts de Paris. 
Un dispositif de médiation est assuré tous les jours du 21 au 26 octobre 2025 de 14h à 17h30 par les élèves de l’École du Louvre.

21 octobre 2025 au 26 octobre 2025

Chapelle des Petits-Augustins

14 rue Bonaparte 75006 Paris

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PURISME(S)

Willi Baumeister – Marcelle Cahn

Otto Gustav Carlsund – Franciska Clausen

Le Corbusier – Amédée Ozenfant

Le Corbusier, “Nature morte puriste, lanterne, guitare, pichet et livre”, 1920

Le purisme naît en réaction au cubisme, que Le Corbusier et Amédée Ozenfant admirent pour sa modernité, mais qui leur semble être devenu abscons et parfois décoratif. Rigoureux et austère en théorie, véritable précurseur de l’art conceptuel, le purisme se déploie via un répertoire formel, favorisant la représentation d’objets standardisés : verres, bouteilles, pichets et compotiers, avec l’objectif d’en capter l’essence même : représentation ultra-lisible, proportions respectées, partage des contours, lignes dessinées avec application et remise en cause des codes de la perspective. Selon Le Corbusier et Ozenfant, une nouvelle esthétique doit émerger avec la simplification des objets et la quête de fonctionnalisme. La science constitue alors le terreau fondamental de leur esthétique, l’art devant révéler avec rigueur une forme de vérité supérieure. Le mouvement s’inscrit dans les avant-gardes de l’époque, à l’instar du simultanisme des Delaunay, du Bauhaus ou du constructivisme, en se donnant pour objectif de créer un nouveau langage.

Le Corbusier, “Nature-morte-puriste-verticale”, 1922

Première figure de l’exposition, Le Corbusier débute sa carrière artistique avec des compositions puristes : des peintures, des gouaches et des dessins parfaitement emblématiques du cœur de sa pratique puriste figurent dans l’exposition. Même après sa rupture avec Ozenfant, Le Corbusier n’a eu de cesse de réaliser les compositions d’objet tout au long de sa carrière. Cette courte mais cruciale étape de son développement artistique l’a profondément marqué. Chaque décennie, il est retourné au purisme en incorporant ses préoccupations formelles du moment, notamment en renouvelant sa gamme de couleur, cette partie composée d’œuvres plus tardives étant montrée à la Galerie Pascal Cuisinier. Il a aussi utilisé des compositions puristes pour explorer des mediums divers, à l’instar de la tapisserie qu’il a particulièrement affectionnée.

C’est Amédée Ozenfant qui, dès leur rencontre en 1917, a initié Charles-Edouard Jeanneret (le futur Le Corbusier) au cubisme, lui a exposé ses vues sur le purisme et lui a enseigné la peinture. Mentor, pédagogue et professoral, Ozenfant réalise les œuvres puristes les plus en phase avec les principes qu’il a forgés. La recherche picturale est soigneusement pensée en amont, préalablement à l’exécution des gouaches et des peintures finales. Les natures mortes d’Ozenfant se caractérisent par une facture ultra-synthétique de la représentation des objets, qui sont ramenés aux formes géométriques les plus simples.

Amédée Ozenfant, Nature morte puriste – Etude pour “Accords” ou “Fugues” 1921

Au-delà de ses deux inventeurs, l’exposition interroge la capacité du purisme à séduire des artistes aux profils et notoriétés diverses, parfois au-delà des frontières françaises. Bien qu’intellectuel et conceptuel, le mouvement est en phase avec le monde réel, alors marqué par la phénoménale avancée du progrès. La production d’objets standardisés, l’architecture fonctionnelle, les transformations urbaines, le renouveau des transports imprègnent les œuvres puristes. Dès lors, le mouvement a attiré un ensemble important d’artistes français et internationaux. Chacun d’entre eux a produit un purisme personnel, qui s’est souvent affranchi des préceptes des fondateurs. Franciska Clausen, danoise, s’est inscrite en 1924 à l’Académie Moderne de Fernand Léger et Amédée Ozenfant et a réalisé, lors de son séjour parisien, des œuvres d’inspiration puriste. Elle fut une des participantes les plus originales du mouvement, y ajoutant une touche surréaliste, peignant des compositions sensuelles et rêveuses, qui incluent le corps humain, qu’elle positionne en regard d’objets flottants.

Franciska Clausen, “Rue Delambre”, 1925

Marcelle Cahn est également une participante active au mouvement avec un parcours parallèle à celui de FranciskaClausen. Elève de Fernand Léger et d’Amédée Ozenfant à l’Académie Moderne au milieu des années 1920, elle réalise des compositions dans lesquelles elle intègre des éléments plus dynamiques que les autres artistes du mouvement. Elle est attentive au corps en mouvement, notamment aux moyens de transports (le tramway, les bateaux). Son approche du purisme, célébrant la géométrie des objets ou du corps humain, annoncent l’abstraction géométrique dont elle sera une des grandes figures de l’après-guerre.

Marcelle Cahn., “Nature morte puriste dite Lavabo”, 1925

Otto Gustav Carlsund, artiste suédois, entre à l’Académie moderne en 1924 (atelier de Fernand Léger et Amédée Ozenfant). Il fait la connaissance de Le Corbusier, puis de Mondrian. Avec Van Doesburg, il participe à la création du groupe Art concret en 1930. Peintre, créateur d’œuvres murales, également critique d’art, il joue un rôle important dans l’introduction des avant-gardes en Scandinavie.

Enfin, Willi Baumeister, l’un des artistes les plus éminents des avant-gardes du XXème siècle, a réalisé dans les années 1920 des œuvres très proches des préoccupations du purisme. Les deux créateurs du mouvement lui rendent hommage dans leur revue l’Esprit Nouveau, en le citant et en reproduisant ses œuvres. Baumeister se reconnaît une réelle affinité avec les avant-gardes françaises qui éclosent après la Première Guerre mondiale. Il admire que le purisme parvienne à allier une solide armature théorique et une production dynamique. Baumeister élabore des compositions lisibles, dans lesquelles les formes géométriques simples sont interconnectées et forment un tout. Il tire cependant de son inspiration machiniste des compositions dans lesquelles l’objet est décomposé. Ce faisant, il s’approche de l’abstraction.

Willi Baumeister, “Figur”, 1922

Malgré les rapports féconds entre ces créateurs, créatrices et de nombreux autres, le purisme a pu être parfois considéré comme un carcan étouffant. Ozenfant et Le Corbusier rompirent en 1925, ce dernier étant en quête de sensualité et de liberté personnelle que le purisme ne lui permettait pas. Trop exigeant peut-être, le mouvement s’est effacé au profit de l’abstraction et du surréalisme qui se sont épanouis au début des années 1930. Par sa quête d’ascétisme, par sa durée brève mais intense, par son idéal utopique, par son désir absolu de capter l’essence des choses, le purisme est l’un des précurseurs les plus remarquables de l’art conceptuel.

Un catalogue, avec des textes de Cécile Godefroy, Éric Mouchet et Michel et Yves Zlotowski,,publié aux Éditions Martin de Halleux accompagne l’exposition. La partie dédiée aux œuvres post-puristes de Le Corbusier est exposée à la Galerie Pascal Cuisinier, au 13, rue de Seine.

Le Corbusier, “Deux Bouteilles et Compagnie”, 1951

du 18 octobre au 20 décembre 2025


Galerie Zlotowski

20 rue de Seine 75006 Paris

Galerie Pascal Cuisinier

13 rue de Seine 75006 Paris

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Les 40 ans de la Galerie Pixi

“Depuis 40 ans, j’ouvre la même serrure du 95 rue de Seine et j’avoue que dès que je franchis la porte, une joie immense m’envahit. J’aime amoureusement ce lieu. Je l’ai façonné au fil du temps à ma façon avec l’influence de toutes mes rencontres, des êtres que j’aime et que j’admire.  Je fais mon métier comme un metteur en scène. Je donne à découvrir chaque mois des artistes différents, de toutes les nationalités, de tous les styles, ne me souciant guère des modes successives ou des «attentes» du marché de l’art. Une belle histoire mêlant enthousiasme et désespoir, qui fait que chaque jour je me pose la même question : ‘J’arrête ou je continue ?’,  mais les artistes et les personnes qui me font confiance ont toujours gain de cause, ils me donnent la force de continuer. Je suis heureuse de fêter avec vous cet anniversaire et je vous invite à découvrir les artistes qui m’accompagnent depuis toutes ces années.”

Marie Victoire Poliakoff ­

 du 10 octobre 2025 au 7 mars 2026

GALERIE PIXI

95 rue de Seine 75006 Paris

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Mattia Bonetti

Poetic Design

On attend les Barbares depuis quatre décennies, comme on attend Godot.
Parmi eux, Mattia Bonetti, devenu Un après avoir partagé la scène avec deux. Avec tous ses paradoxes et ses oxymores réunis et assumés, en toute exclusivité, l’œuvre de Mattia Bonetti a toujours été inclassable, et c’est ce qui fait son originalité.
La fantaisie d’un poète, mêlée à la rigueur d’un designer, ne peut être rangée dans un tiroir de commode avec un classeur.

Ébéniste, reçu comme dans un fauteuil, illuminé par les puissants reflets d’un miroir, Mattia Bonetti n’est pas Narcisse.
Ses masques en sont la preuve. Brutaliste délicat, barbare lyrique, primitif velouté, « Satyricon » tellurique, qu’il travaille le bronze, qu’il martèle le fer ou le forge, qu’il sculpte le bois ou le ponce, l’homme décompose avec brio une table des matières évoquant mythes et ornements légendaires. Entre pièces manifestes et feuilles d’or, entre gestes inspirés et laconisme adorable, voici une nouvelle pièce en seize actes inédits, réalisée par l’élite des artisans d’art.

Pierre Leonforte

du 5 septembre au 22 novembre 2025

EN ATTENDANT LES BARBARES

35 rue de Grenelle 75007 Paris