Les Musées de Saint-Germain-des-Prés.

MOBILIER NATIONAL / LES GOBELINS

Le Mobilier national, ancien garde-meuble de la couronne créé en 1663 par Louis XIV et Colbert, est aujourd’hui en charge de l’ameublement des palais officiels de la République. Il abrite aussi La Manufacture nationale des Gobelins (à laquelle il faut ajouter les manufactures de Beauvais et de la Savonnerie) dont l’histoire remonte au XVe siècle et qui occupe le site actuel depuis le XVIIe siècle.

On peut la visiter accompagné d’un guide ou lors des magnifiques expositions temporaires durant lesquelles se côtoient créations anciennes et contemporaines dans la Galerie des Gobelins. La production dans ces ateliers n’a jamais cessé et les créations d’artistes contemporains sont régulièrement présentées aux côtés du mobilier des réserves, dans des expositions thématiques magnifiques .

Les collections, d’une richesse exceptionnelle, comptent environ 200 000 pièces. Du 16ème siècle avec le baroque jusqu’au 20ème avec le contemporain, tous les mouvements sont représentés : Néoclassicisme, romantisme, impressionnisme, symbolisme, fauvisme, cubisme, surréalisme, modernisme …. Un magnifique endroit pour mieux connaître l’histoire des arts décoratifs.

MOBILIER NATIONAL – MANUFACTURE DES GOBELINS

42 avenue des Gobelins 75013 Paris

Galerie des Gobelins : mardi-dimanche (lors des expositions temporaires) 11h-18h

Ateliers de la Manufacture nationale des Gobelins : visites guidées sur réservation uniquement.


www.mobiliernational.culture.gouv.fr

MAISON GAINSBOURG

Sur le mur, la photographie d’un chou milanais, sorte d’artefact qui rend hommage à L’Homme à la tête de chou de Claude Lalanne, qui inspira Serge Gainsbourg en 1976 pour le titre de son album éponyme. Cette sculpture qui fut toujours un peu son double et que l’on retrouve au centre de sa maison. Le lieu, devenu culte depuis sa mort en 1991, est resté identique, hors du temps, conservé en l’état par Charlotte Gainsbourg, qui depuis longtemps souhaitait en faire un musée.

Au rez de chaussée de cet univers imaginé par Serge Gainsbourg et la décoratrice anglaise Andrée Higgins, qui au fil des ans est entré dans l’imaginaire collectif, on découvre une grande pièce aux murs tendus de noir comme tout le reste de la maison. C’est ici qu’il travaillait, composait, recevait, vivait une grande partie de ses journées et de ses nuits. Tout l’univers du célèbre dandy est là, sous nos yeux : instruments de musique, photographies, manuscrits et oeuvres d’art se côtoient en un savant mélange. Dali ou Klee y dialoguent avec Chopin, Rouget de Lisle ou encore Bardot. Des collections d’objets rares ou insolites accumulées au fil des années. Gainsbourg était collectionneur, mais surtout il conservait tout, et chaque chose, lorsqu’elle avait trouvé sa place, n’en changeait plus.

A l’étage, des portraits des femmes de sa vie : Jane, Brigitte, Catherine, Marylin … des pièces minuscules, surchargées : une bibliothèque de livres rares, d’éditions originales ou de recueils de poésie, l’oeuvre complète de l’esthète Joris-Karl Huysmans. La chambre des poupées, celle de Jane Birkin, et la chambre du compositeur, noire toujours. Dans la salle de bain, le sublime lustre en cristal, mais aussi les parfums de Jane qui n’ont pas bougé, comme s’ils avaient toujours attendu son retour …..

En face, au 14 de la rue de Verneuil, Charlotte Gainsbourg a souhaité créer un musée en hommage à son père : un espace dédié aux expositions permanentes et un autre aux expositions temporaires. Dans le parcours permanent, huit chapitres chronologiques nous plongent dans la vie incroyable du compositeur. 450 objets originaux, emblématiques, des manuscrits, des vêtements ou des bijoux derrière des vitrines, et en regard, des écrans diffusant une sélection d’archives photographiques, cinématographiques, télévisuelles ou radiophoniques dont certaines sont inédites et qui nous rappellent l’immense héritage laissé par l’artiste.

Toujours au 14, un bar, joliment nommé Le Gainsbarre, pas seulement en hommage aux années de déglingue de Serge Gainsbourg, mais aussi à celles, au tout début de sa carrière, où il jouait du piano dans les cabarets de la rive gauche.

Comme l’artiste, Le Gainsbarre vivra lui aussi du petit matin jusqu’au bout de la nuit, offrant déjeuners, diners, mais aussi Afternoon Tea, puis piano bar. De concerts live en projections de films, le lieu devrait évidemment devenir incontournable.

Maison Gainsbourg

5 bis rue de Verneuil 75007 Paris

Musée Gainsbourg

14 rue de Verneuil 75007 Paris

Réserver

INSTITUT GIACOMETTI

Institut Giacometti, Paris, Montparnasse

Rendez-vous dans le quartier de Montparnasse, où Alberto Giacometti (1901-1966) a vécu et travaillé dans son atelier mythique du 46, rue Hippolyte-Maindron de 1926 à 1966. L’Institut Giacometti s’est installé non loin de là, dans le merveilleux hôtel particulier Art déco de l’artiste-décorateur Paul Follot (1877-1941).

De la reconstitution de l’atelier de Giacometti au rez-de-chaussée, à l’ancien atelier préservé de Paul Follot à l’entresol, à la fois minimaliste, blanc et sculptural, où Giacometti trône doucement, l’Institut Giacometti a été voulu comme un musée à taille humaine permettant une certaine proximité avec les œuvres.

Il présente de manière permanente une reconstitution exceptionnelle de l’atelier d’Alberto Giacometti, dont l’ensemble des éléments a été conservé par sa veuve. Parmi ceux-ci, des œuvres en plâtre et terre très fragiles, dont certaines n’ont encore jamais été montrées au public, son mobilier et les murs peints par l’artiste. Plus de soixante-dix sculptures, principalement en plâtre et en bronze, dont les toutes dernières œuvres en terre sur lesquelles l’artiste travaillait juste avant sa mort.

INSTITUT GIACOMETTI

5 rue Victor-Schœlcher 75014 Paris

01 44 54 52 44

L’institut est ouvert sur réservation par créneau horaire
Le mardi : 14h – 18h / Du mercredi au dimanche : 10h – 18h

MUSEE DES ARTS DECORATIFS

Ce musée est passionnant par la richesse de ses collections mais aussi par celle de ses expositions temporaires, au succès de plus en plus retentissant. Un amoureux du design et de la mode peut y prendre définitivement ses quartiers. Situé dans l’aile de Marsan du Louvre, il a pour objectif premier la valorisation des beaux-arts appliqués et le développement de liens entre industrie et culture, création et production. Il  poursuit sans cesse l’objectif qui a présidé à sa fondation : « entretenir en France la culture des arts qui poursuivent la réalisation du beau dans l’utile ». Cette année, il devient le MAD (Mode Arts Design).

Il conserve aussi l’une des plus importantes collections d’arts décoratifs au monde, répartie en cinq départements chronologiques  : Moyen Âge-Renaissance, XVIIeXVIIIe, XIXe, Art nouveau-Art déco, Moderne-Contemporain, et dans sept départements thématiques : arts graphiques, bijoux, jouets, papiers peints, verre, mode et textile, publicité et graphisme.

Il dessine ainsi un parcours chronologique de l’évolution de la production artistique dans les arts décoratifs depuis le Moyen Âge jusqu’au design contemporain avec le mobilier, les arts de la table, les arts graphiques, l’orfèvrerie, le verre, la céramique, le papier peint, la tapisserie, la peinture et la sculpture.

MUSEE DES ARTS DECORATIFS

107 Rue de Rivoli 75001 Paris

01 44 55 57 50

MUSEE DU LOUVRE

Ancienne résidence des rois de France, le Musée du Louvre à Paris est aujourd’hui le musée le plus visité au monde. Plus de 8 millions de personnes viennent chaque année y découvrir des œuvres exceptionnelles.

Si de nombreux visiteurs viennent admirer le sourire énigmatique de La Joconde de Léonard de Vinci, le Code d’Hammurabi, la Vénus de Milo et La Liberté guidant le peuple d’Eugène Delacroix, visiter le Louvre permet aussi de découvrir, au travers de huit départements et de 35.000 oeuvres, l’art de l’antiquité jusqu’en 1848, de l’Europe occidentale jusqu’à l’Iran.
Mais le Palais qui accueille le musée et dont l’origine remonte à la fin du 12e siècle est aussi une véritable leçon d’architecture : de 1200 à 2011, les architectes les plus novateurs se sont succédé pour bâtir et amplifier le Louvre. Longtemps siège du pouvoir, cette demeure royale qui hébergea également les chefs d’État français jusqu’en 1870 est l’un des théâtres où s’est jouée l’histoire de Paris et celle de la France.

Sombre forteresse édifiée au XIIe siècle, le Palais du Louvre fut la résidence du roi François Ier puis le somptueux palais du Roi-Soleil. Le 6 mai 1791, un décret décide de la création d’un “Muséum central des arts de la République”. Le musée était alors avant tout un lieu de formation pour les artistes ; ils étaient les seuls, jusqu’en 1855, à pouvoir y entrer en semaine, le public n’étant admis que le dimanche. En 1803, le musée est rebaptisé “Musée Napoléon” et s’enrichit du butin des campagnes napoléoniennes.

Il devient officiellement “propriété de l’Etat” sous la IIIème République et acquiert son statut actuel de Musée National. Sous la présidence de François Mitterrand, l’aile Richelieu (qui abritait alors le ministère des Finances) est rendue au musée. D’importants travaux de réaménagement et d’agrandissement sont réalisés sous la direction de l’architecte américain Ieoh Ming Pei. Le symbole le plus emblématique de cette transformation est la construction de la Pyramide du Louvre à l’entrée du musée.

MUSEE DU LOUVRE

https://www.louvre.fr/

MUSEE RODIN

A l’angle du Boulevard des Invalides et de la rue de Varenne, loin du vacarme et des bruits de la rue, se cache un véritable havre de paix, l’Hôtel de Biron, et son petit parc. Le Musée Rodin, créé en 1916 à l’initiative du sculpteur lui-même, est un musée à ciel ouvert où vous pourrez découvrir Adam et Eve cachés derrière un buisson, Orphée semblant jaillir d’une fontaine, Victor Hugo songeur à l’abri d’un arbre plusieurs fois centenaire ou le Penseur, condamné à la réflexion dans sa prison d’ifs.

Une proximité physique et spontanée avec la sculpture, loin des convenances muséales, qu’on ne retrouve nulle part ailleurs. Dans le bâtiment sont aussi présentées les œuvres du sculpteur, mais aussi ses collections d’antiques, de sculptures, dessins, peintures, céramiques ou photographies, dans l’esprit d’un cabinet de curiosités.

Les allées du jardin sont aussi le lieu d’une promenade idéale pour les amoureux, à l’ombre d’une infinie variété d’arbres sur lesquels veille un escadron de jardiniers. Tendez l’oreille et vous devinerez les chuchotements de Matisse ou de Cocteau, qui vécurent ici lorsque l’Hôtel était une demeure aux loyers modestes pour artistes et écrivains et surtout ceux de Rainer Maria Rilke, le poête amoureux de Saint-Germain-des-prés, qui fit découvrir ce lieu à Rodin …

MUSEE RODIN

77 rue de Varenne 75007 Paris
01 44 18 61 10


www.musee-rodin.fr

MUSEE DE CLUNY

Le musée national du Moyen Âge est installé dans deux monuments parisiens exceptionnels : les thermes gallo-romains (Ier-IIIème siècles) et l’hôtel des abbés de Cluny (fin XVème siècle). Les collections offrent un panorama unique sur l’art et l’histoire des hommes depuis la Gaule romaine jusqu’au début du XVIème siècle. Elles permettent de parcourir  près de quinze siècles d’art et d’histoire au gré de l’architecture romane, de la sculpture gothique, de la peinture et des enluminures, des vitraux et d’y admirer, en particulier, les fameuses tapisseries de La Dame à la Licorne.

Le jardin médiéval, lui, instaure un lien original entre les collections du musée et leur environnement urbain. En opposant la nature sauvage à la nature domestiquée, il décline les diverses facettes du jardin tel qu’il était au Moyen-Age.

MUSEE DE CLUNY


6 Place Paul Painlevé 75005 Paris
01 53 73 78 00


www.musee-moyenage.fr

MUSEE D’ORSAY

Installées dans le somptueux décor de l’ancienne gare d’Orsay, les Collections du Musée prennent en quelque sorte la suite chronologique et historique des Collections du Musée du Louvre, en se consacrant à une période précise de l’histoire de l’art, entre 1848 et 1914. Peinture, sculpture, photographie, architecture … C’est ici que l’on vient admirer certains chefs-d’œuvre comme l’Olympia de Manet, la Petite Danseuse âgée de Degas ou L’Origine du monde de Courbet, mais on y découvre aussi les mouvements artistiques de cette période foisonnante : l’impressionnisme bien sûr, mais aussi l’art pompier, le fauvisme, les nabis, l’Ecole de Pont-Aven, le symbolisme, le naturalisme et l’art nouveau avec une collection importante de céramiques, de verrerie, de joaillerie et de mobilier qui témoignent de l’empreinte de la révolution industrielle sur la production d’objets d’art. Un lieu incontournable et une immersion essentielle pour appréhender ensuite l’art moderne.

MUSEE D’ORSAY

1 rue de la Légion d’Honneur 75007 Paris
01 40 49 48 14


www.musee-orsay.fr

LA MONNAIE DE PARIS

La Monnaie de Paris exerce pour l’État la mission régalienne de frappe de la monnaie pour les euros français dans son usine de Pessac en Gironde. A Paris, depuis 1775, les artisans d’art frappent et façonnent médailles, décorations officielles, mais aussi bronzes et bijoux dans les règles de l’excellence à la française.

Dans l’enfilade des salons de l’aile Est du palais sont organisées depuis 2014 des expositions d’art contemporain. De David La Chapelle à Paul McCarthy, en passant par Daniel Buren ou Willy Ronis, la programmation est éclectique et passionnante et s’inscrit aussi dans tous les évènements culturels de la Capitale : Fête de la Musique, Nuit Européenne des Musées, Nuit Blanche, Journées Européennes du Patrimoine, durant lesquelles encore une fois les artistes investissent le lieu.

MONNAIE de PARIS


11 Quai de Conti  75006 Paris
01 40 46 56 66

MUSEE DU QUAI BRANLY

C’est l’un des musées les plus originaux de Paris, tant par sa conception, son architecture, que par sa programmation. Le Musée du Quai Branly ou Musée des Arts et Civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques, imaginé et conçu par Jean Nouvel, se compose de quatre bâtiments nichés dans la verdure et reliés par des passerelles.

Cette cité culturelle est née de la réunion des collections du Musée de l’Homme et du Musée National des Arts d’Afrique et d’Océanie. Placée sous le haut patronnage de l’UNESCO, elle a pour ambition de permettre la diversité des regards sur les objets, de l’ethnologie à l’histoire de l’art, et de reconnaître officiellement la place majeure qu’occupent les civilisations et le patrimoine de peuples parfois encore tenus à l’écart de la culture actuelle de la planète. Un musée qui donne beaucoup  à voir et à réfléchir.

MUSEE DU QUAI BRANLY – JACQUES CHIRAC

37 Quai Branly 75007 Paris

01 56 61 70 00

www.quaibranly.fr

FONDATION CUSTODIA

C’est en 1947 que Frits Lugt et son épouse To Lugt-Klever ont créé la Fondation Custodia, en installant leur impressionnante collection de dessins anciens, d’estampes et de lettres d’artistes à l’hôtel Turgot, à quelques pas de l’Assemblée Nationale. Un bâtiment du XVIIIe siècle où le temps semble s’être arrêté.

La Fondation Custodia (bonne garde en latin) est presque ainsi devenue la « maison de l’art sur papier » en France. Elle est à la fois responsable de la gestion de la Collection, mais aussi de la recherche scientifique qui l’accompagne, de l’édition des publications, et elle organise régulièrement de très belles expositions.

FONDATION CUSTODIA


121 Rue de Lille  75007 Paris

01 47 05 75 19

MUSEE BOURDELLE

Depuis le 15 mars 2023, le musée-atelier dédié à l’oeuvre du célèbre sculpteur a rouvert ses portes. Une rénovation qui aura permis la restauration de l’atelier du sculpteur mais aussi la création d’un nouveau parcours des collections.

Une promenade originale et pleine de charme dans un atelier d’artiste de la fin du 19ème siècle. Le musée réunit l’atelier et la maison dans lesquels Antoine Bourdelle vécut et travailla dès 1885 et durant quarante ans. Plus de 500 œuvres, sculptures et peintures, de l’artiste occupent tout l’espace : appartements, ateliers et jardin, mais également deux extensions contemporaines réalisées en 1961 par Henri Gautruche et en 1992 par Christian de Portzamparc. Régulièrement sont aussi organisées des expositions temporaires d’artistes contemporains.

MUSEE BOURDELLE

16-18 rue Antoine Bourdelle 75015 Paris

01 49 54 73 73