,

JEROME ZONDER

Portraits

Les collections et l’enseignement du dessin contribuent à la réputation des Beaux-Arts de Paris. Au printemps, le cabinet des dessins inaugure un nouveau cycle consacré aux artistes diplômés de l’école qui s’imposent sur la scène internationale.

En 2019, Jérôme Zonder est à l’honneur. Il connaît un vif succès auprès du public pour son approche renouvelée dans le domaine du dessin. C’est le portrait que Jérôme Zonder a voulu explorer, en regard de deux œuvres de la collection : le Portrait d’Henri Regnault de Thomas Couture, récente acquisition, et le Portrait de Pierre Gillet de Hyacinthe Rigaud. Dix-huit portraits dont trois de dimensions monumentales prennent place sur les cimaises du cabinet des dessins avec pour titre les prénoms correspondant aux modèles, sans oublier bien sûr celui de l’artiste, lorsqu’il s’agit d’un autoportrait.

Si Jérôme Zonder part généralement d’une photographie ou d’une image saisie à l’écran qu’il agrandit en modifiant le rapport d’échelle avec cette source visuelle, il choisit cette fois de revenir à la pratique traditionnelle de la pose du modèle vivant pour revisiter le genre du portrait. Choisissant des personnalités qui lui sont proches, il les invite à la pose dans son atelier afin de saisir non seulement les traits de leur visage, mais surtout l’expression et l’autorité qui s’en dégagent.

Les visages s’offrent à nous avec une frontalité surprenante, tout en demeurant insaisissable. Un jeu de noirs et de gris obtenu avec la poudre de graphite et de fusain déposée avec le doigt s’oppose aux réserves blanches du papier. Quelques feuilles sont exécutées sur un papier bleu où la lumière transparaît grâce au recours de la craie blanche. Ce rapport au réel trouve ses sources d’inspiration dans les œuvres de David Hockney et Marlène Dumas qui accompagnent quotidiennement la culture artistique de Jérôme Zonder.

Né en 1974 à Paris, Jérôme Zonder a fait ses études aux Beaux-Arts de Paris dans l’atelier de Jean-Michel Alberola, puis dans celui de Michel Gemignani, tout en fréquentant celui de Vladimir Velickovic. Diplômé en 2001, il est aujourd’hui considéré comme l’un des dessinateurs les plus importants de sa génération.

du 15 mai au 30 juin 2019


École nationale des Beaux Arts de Paris — Cabinet des dessins

14, rue Bonaparte 75006 Paris