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Daisuke Yokota

Le corps et la peau qui le tient en un seul morceau sont résistants aux intempéries et à l’eau. La peau tient dans ce qui est de plus précieux et la protège des éléments externes, qui pourraient corrompre ou déformer son fonctionnement mécanique. Cependant, la peau est opaque et sans les qualités associées au verre de fenêtre, un autre matériau qui scelle l’intérieur de l’extérieur, bravant sa surface extérieure à l’intrusion du froid, du vent, et de toutes sortes d’insectes et de germes. La surface intérieure de la plaque de verre agit comme une jauge d’air ambiante pour la vie intérieure de la maison ou de l’appartement.

Avec le temps, la peau et le verre commencent à s’affaisser et à se fissurer et à devenir des hôtes éphémères des mouvements intérieurs. Le mouvement du verre, décalé par le grain de sable et le temps est d’une durée de vie plus longue que celle de la fragilité qui englobe la peau organique si l’environnement est favorable. Sinon, le verre se fracture et devient facilement dentelés sur les bords dans lesquels la rencontre avec la peau peut percer ou dénuder l’hôte de son organe le plus précieux. Daisuke Yokota n’est pas étranger à la surface, ni à la fragilité. Yokota juxtapose ses études sensibles du corps nu, de ses paysages froids et de ses pièces intérieures de chimères avec la condition d’une nouvelle et précieuse matérialité dans laquelle son image photographique est imprimée sur verre.

Lumière, émulsion et sujet entrelacent un nouveau paradigme dans lequel le focus de l’objectif de Daisuke est de donner un statut d’objet à l’impression photographique dites « normale ». Nous pouvons penser que les œuvres sont prismatiques et peut-être même dangereuses si leurs formes changent et se fissurent ou se cassent. La surface est prédominante dans beaucoup d’œuvres de Yokota comme l’est l’abstraction.

En travaillant avec le verre, Yokota est déterminé à rendre la surface de son travail encore plus intégré à son processus normal créant une forme d’art très spéciale comme un bijou dans laquelle il faut observer son état précieux, afin de ne pas le soumettre à son potentiel dangereux de coupure. Le verre comme la peau est compressée par le temps, sa condition précipice sur la notion selon laquelle ses qualités sont parfois exposées et présentes au monde extérieur dans lequel il doit survivre, prospérer et continuer.

du 5 au 23 novembre 2019

LE PLAC’ART PHOTO

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