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Jean Bedez

De Sphaera mundi – Sur la sphère du monde

L’exposition débutera sous forme de galerie virtuelle et ouvrira ses portes en fonction de l’évolution de la crise sanitaire et des consignes gouvernementales.
Rendez-vous sur latlas.beauxartsparis.fr à partir du 3 février 2021

L’exposition présente un ensemble d’œuvres inédites de l’artiste, notamment une série éponyme créée en 2019, ainsi que des œuvres exceptionnelles réalisées pour l’occasion. Elle offre une exploration cosmique revisitant des mythes, en résonance avec les collections de l’École.

Les dessins à la mine de graphite de Jean Bedez proposent des représentations du monde contemporain qui fonctionnent comme des allégories modernes : entre pouvoir politique et religieux, culture du spectacle ou encore rôle du citoyen, ils explorent les rapports de domination dans nos sociétés. De sphaera mundi – Sur la sphère du monde, est l’occasion de présenter un ensemble d’œuvres inédites de l’artiste, notamment une série éponyme créée en 2019, ainsi que trois œuvres exceptionnelles réalisées pour l’exposition.

La série de dessins De Sphaera mundi confronte des planisphères du XIIe siècle tirés de La théorie des planètes de Gérard de Crémone aux images d’une comète observée par la sonde spatiale Rosetta ; les cartographies médiévales se téléscopent à la plus récente technologie spatiale. Les trois grands dessins réalisés s’inspirent d’une sculpture de Michel-Ange, datée d’environ 1530 et très abîmée par le temps, représentant le combat le combat d’Hercule contre Cacus. Dans les œuvres de Jean Bedez, le grand Hercule, faisant mordre la poussière à Cacus, redevient poussière lui-même. Son bras droit, celui même qui tient son arme fétiche, a disparu. La ruine le gagne, lumière et ténèbres s’affrontent dans un paysage chaotique. C’est cet Héraclès, abîmé, fragile, qu’évoque Jean Bedez, du moins son aptitude médiocre à parvenir jusqu’à nous intègre, fidèle à lui-même, propriétaire sans concession de la puissance inouïe qui lui était échue. Mais la mythologie n’est pas la seule affaire de l’artiste, chaque motif est chez lui l’écho d’une réalité alchimique, astrophysique, politique, poétique, ésotérique. C’est ce que donnent à voir ses œuvres, détails d’une cosmogonie infinie et labyrinthe qui n’en est qu’à ses débuts.

Diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2001, Jean Bedez reçoit dès 1999 le prix artistique de peinture Lucien Quintard à l’académie de Stanislas de Nancy pour un travail graphique conceptuel questionnant la notion d’œuvre autographe et le rapport au Temps. À la fois sculpteur et dessinateur, il a notamment exposé au Crac Languedoc Roussillon, à la galerie Suzanne Tarasiève, à la galerie Albert Baronian, au Musée des Arts Décoratifs ou encore au Palais de Tokyo.

du 3 février au 21 mars 2021

ECOLE NATIONALE DES BEAUX-ARTS

14 rue Bonaparte 75006 Paris