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Cosmati

Dans la scénographie de l’espace habité, le sol incarne une surface de condensation de la pesanteur, un lien avec le corps vertical. Le regard de l’homme est attiré par le plan du sol, où Charles Zana propose quatre plans créatifs, des tapis/tableaux. Il cadre le motif, en variations colorées et lumineuses. Réalisés dans le creuset de la maison Diurne, l’interprétation exigeante de l’œuvre, par une alchimie de la matière et du travail de la main est nourrie par un réseau d’artisans au savoir-faire incomparable.

Le regard de Charles Zana esquisse l’appartenance, la connexion à l’œuvre au sol, au seuil de la surface. Il établit une filiation et une renaissance émouvante avec l’esthétique des marqueteries de marbre Cosmati. Le nom est introduit dans l’art décoratif d’Europe, par un marbrier nommé Laurent Cosma (ou Cosmati), natif d’Anagni au XIIème siècle.

Le voyage en Italie est une impérieuse nécessité pour Charlez Zana. C’est à Venise, qu’il devient le témoin passionné de la diversité des motifs de mosaïques de sol de la basilique Saint-Marc, il rend hommage à cette technique également présente dans les « pavimenti » de Carlo Scarpa (1906-1978), créés à Venise pour le magasin Olivetti (1958) et dans le Musée del palazzo Querini Stampalia (1961).

à partir du 9 septembre 2021

GALERIE DIURNE

45 rue Jacob 75006 Paris

Photos Vincent Leroux