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Alexandre Lutz

Exposer Alex Lutz au sein de la galerie Laurence Esnol, c’est d’abord l’histoire d’une amitié forte et d’une complicité entre un lieu rempli d’art et d’âme et un artiste aux mille facettes. C’est ensuite une période de latence, inédite pour nous tous, ayant rendu possible la floraison de cette idée : Exposer le fruit d’heures de solitude imposée et de silences échangés à distance.
Laurence Esnol et Alex Lutz ont échangé librement sur leurs sentiments, dans ce temps arrêté, où se produisait malgré tout quelque chose qui allait les rapprocher davantage.

Laurence, par message, demande à Alex :
« Mais qui fait ces aquarelles si joliment ? C’est superbe ! C’est une des disciplines les plus difficiles qui demande à la fois technique et lâcher prise. C’est vraiment très beau et sensible…»
et Alex de répondre :
« C’est ce que m’inspire le confinement… j’en fais des tonnes, je n’arrive pas à écrire alors…»

Née et conçue dans le trouble que nous connaissons, l’exposition est une forme d’écho à cette période, c’est pourquoi nous avons fait le choix de ne pas encore fixer de date de fin. À situation exceptionnelle, événements exceptionnels.

Alex Lutz est à la fois comédien, acteur césarisé, humoriste, metteur en scène, auteur de théâtre, réalisateur et dessinateur.
Dessinateur, il l’est en réalité depuis toujours. À chaque instant, il esquisse, prolonge sa pensée et invente des mondes et des histoires, inconsciemment, presque compulsivement. De ce long cheminement sont nées ces grandes
étendues de nature, fenêtre directe et imaginaire, bien que réaliste, sur l’horizon dont nous étions privés pendant des mois : « Je dessine depuis toujours. Tout petit, je dessinais davantage que je n’osais parler. Ça a bien
changé (rires)… Tout le temps, des portraits et des paysages imaginaires essentiellement. Mon travail sur scène ou à l’image est en fait le prolongement de ce premier geste de l’enfance. Dessiner les vies, les gens, leurs décors, leurs routes, leurs panoramas. Même inconsciemment,
il y avait des histoires qui s’inventaient et se racontaient dans l’imaginaire de tous ces dessins. Avec le temps ils sont davantage devenus une « chambre à soi », mais toujours structurants et corrélés très fort à mon identité d’artiste. »

jusqu’à la fin février 2021 … ou un peu plus tard

LAURENCE ESNOL GALLERY

7 rue Bonaparte 75006 Paris