FLORENCE BELKACEM

Florence Belkacem est une journaliste de Radio et de télévision. Elle anime « Une certaine idée de la France » du lundi au jeudi sur Radio classique où elle reçoit aussi bien Dick Rivers qu’ Hélène Carrère d’Encausse, une idée de la France très éclectique donc.

Pour 24, elle a choisi de montrer une édition originale de L’Arrache Cœur de Boris Vian.


Pourquoi avez-vous choisi de vous séparer de cet objet ?

Il s’agit d’une édition originale rare de 1953, « L’Arrache Cœur » de Boris Vian et dont la préface est signée Raymond Queneau. A quinze ans, j’ai été bouleversée par l’Ecume des Jours et depuis Vian ne m’a jamais quittée. Je me sépare de ce livre car « L’Arrache Cœur » est le dernier livre que l’auteur signe et je pense que cette œuvre pourrait être un bon début pour celui ou celle qui veut entrer dans le monde de Boris Vian. Et petit clin d’œil à la galerie de mon amie Carole Borraz, Boris Vian est la figure de proue du quartier de Saint Germain des Prés après guerre…


Quel rapport avez-vous aux objets en général ?

Je n’aime que les objets qui me racontent une histoire et surtout quand ils évoquent le 17 ou 18ème siècle !


L’objet dont vous ne pourriez vous séparer ?

Un buste de Voltaire qui le représente à la fin de sa vie et que j’ai chiné dans une brocante de campagne en Seine et Marne il y a plus de vingt ans. C’est l’objet auquel je tiens le plus car il marque le début de mon attachement aux choses anciennes. Et ma philosophie de vie commence bien sûr avec ces mots de Voltaire écrits à l’Abbé Trublet en avril 1761 : « J’ai décidé d’être heureux parce que c’est bon pour la santé ».


Celui que vous aimez offrir ?

L’objet auquel l’autre ne s’attend jamais.


Celui que vous aimeriez recevoir le 24 au soir ?

A la joie de recevoir, je préfère celle d’offrir mais un buste en plâtre blanc de Diderot me comblerait.


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