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CINETISME 1ère, 2ème, 3ème générations

Miguel CHEVALIER | Horacio GARCIA ROSSI | L’ATLAS |
Alain LE BOUCHER | Julio LE PARC | Sébastien MEHAL | Jean-Claude MEYNARD |
François MORELLET | Laura NILLNI | Francisco SOBRINO | Joël STEIN

 

François MORELLET, Lunatique neonly, 4 quarts de cercle n°8, 2002, acrylique sur toile sur bois, 4 quarts de cercle de néon blanc répartis au hasard de π, 130 x 120 cm © Galerie Lélia Mordoch

 

 

Avec les artistes du GRAv – Groupe de Recherche d’Art visuel, cofondé de 1960 à 1968 par Horacio GARCIA ROSSI (19292012), Julio LE PARC (née en 1928), François MORELLET (1926-2016), Francisco SOBRINO (1932-2014), Joël STEIN (1926-2012) et YVARAL (1934-2002) – que Lélia Mordoch a commencé à exposer dans les années 1990, les œuvres se font boîte à lumières, sculpture du spectre chromatique (Francisco SOBRINO) ou peinture de “couleur-lumière” (Horacio GARCIA ROSSI).

L’exposition présente notamment deux œuvres de François MORELLET : une peinture de 1970 conçue selon la superposition (répétée six fois) de carrés bleus, verts, jaunes, oranges et rouges disposés aléatoirement sur la toile, et une œuvre de néons de 2002 (4 quarts de cercle de néon blanc répartis au hasard de π sur un tondo de couleur blanche).

 

François MORELLET, Répartition aléatoire de 20 % de carrés superposés 6 fois bleu-vert-jaune-orange-rouge, 1970, acrylique sur bois, 80 x 80 cm © Galerie Lélia Mordoch

 

 

Présentées sur écran, les œuvres virtuelles de Miguel CHEVALIER (né en 1959) questionnent la notion de flux, comme les “Fractal Flowers” – des fleurs fractales géantes de différentes couleurs, aux formes poussées à l’extrême de leur géométrisation et générées à l’infini grâce à un logiciel – ou les “MétaCités” – des villes sans début ni fin, sans centre ni périphérie, qui s’auto-génèrent perpétuellement.

 

Miguel CHEVALIER, Psychotria Hypnagogica “Ken Kesey” – série des “Fractal Flowers” [trois différentes vues], 2017, œuvre de réalité virtuelle, vidéo 60 minutes sur écran vertical 65’ © Miguel Chevalier

 

 

Alain LE BOUCHER (né en 1950) sculpte la lumière grâce à des partitions dont les instruments sont des LEDs ignorant l’obsolescence et auxquelles il donne le mouvement avec des logiciels qu’il développe lui-même. Associée à des processeurs qui combinent intensité, durée d’allumage et position de chaque diode, ses partitions de lumière permettent à ses œuvres de vivre sans jamais répéter un même cycle avant quelques centaines d’années.

 

Alain LE BOUCHER, 12 fuites du temps, 2014, 288 leds et 2 processeurs en contrepoint aléatoire, Ø 61 cm © Alain Le Boucher

 

 

Laura NILLNI (née en 1961) suspend au plafond un grand dessin qui peut se voir différemment d’un côté et de l’autre. En dessinant au crayon de couleur sur plusieurs feuilles de calque qu’elle superpose, elle renforce l’aspect déjà cinétique du motif pour créer une ode au mouvement.

 

Laura NILLNI, No sé cuantas estrellas, 2018, crayon de couleur sur feuilles de calque superposées, 100 x 50 cm © Laura Nillni

 

 

L’ATLAS (né en 1978) présente deux de ses toiles parmi les plus récentes, au croisement de l’histoire de l’écriture, du graffiti, de l’abstraction géométrique et de l’art optique.

 

 

 

 

 

 

du 25 janvier au 23 mars 2019

 

Galerie Lelia Mordoch

50 rue Mazarine 75006 Paris