NANE BEAUREGARD

Lorsqu’elle était enfant Nane de Beauregard observait avec fascination Louise, sa grand-mère, irrésistiblement amoureuse, tenter de reconquérir Jules, son grand-père, qui lui, avait très vite cessé d’aimer sa femme. Peut-être est-ce à ce moment-là que Nane a commencé à sonder le mystère amoureux. Puisque c’est la grande histoire d’une vie, avec son cortège de joies et de souffrances et sans lequel, d’après elle, la vie ne se mérite pas.
L’aventure commence en 2005. Elle envoie son premier manuscrit (« J’aime ») aux Editions POL et, en attendant un avion pour Venise, la ville de l’amour éternel, elle reçoit un coup de fil et une réponse positive.
Dès ce premier livre (depuis elle en a publié trois autres) elle explore les mystères du couple. Mais à l’inverse de nombreux auteurs, ce n’est pas la fin ou le début d’un amour, ou même la fulgurance de la passion qui l’intéressent, mais plutôt la beauté du quotidien d’une vie à deux ;  les gestes, les mots qui l’accompagnent, mais aussi cette manière qu’ont certains de se moquer avec légèreté de soi et de l’autre, qui sont peut-être une manière de faire durer le sentiment amoureux et qui sont souvent le propos de son travail d’écrivain.
L’aventure continue aussi sur son compte Instagram, où elle capte à la volée certains couples, les photographie de dos et construit une histoire autour de ces intants dérobés.

Quel rapport avez-vous aux objets en général ?


Les objets en tant que tels ne m’intéressent que s’ils sont portés par une histoire. C’est l’imaginaire qui prime pour moi et c’est pourquoi je consacre ma vie à raconter des histoires aux autres.


L’objet dont vous ne pourriez vous séparer ?


Une très jolie copie d’un tableau de Modigliani exécutée par ma mère.


Celui que vous aimez offrir ?


J’aime beaucoup dessiner et offrir mes dessins. J’ai par exemple une série de dessins sous forme de cartes postales, sur la vie d’un couple vue sous un angle humoristique que j’offre parfois. J’offre aussi des livres.


Celui que vous aimeriez recevoir le 24 au soir ?


Une œuvre de James Turrel sinon rien.


All rights reserved