FLORENCE LOPEZ

Originale, fantasque, mille idées fusent à la fois dans la tête de ce petit bout de femme entre deux éclats de rire.
Dans son  atelier d’artiste germanopratin, un lieu insolite et sublime perché en haut d’un immeuble XVIIème, elle reçoit sur rendez-vous des collectionneurs, qui viennent de Paris, Londres, New York ou Berlin, en sachant qu’ils trouveront ici des objets et un mobilier uniques. Chaque année elle y crée un nouveau décor, de nouvelles mises en scène où ses propres créations côtoient le mobilier de Gio Ponti, Alvar Alto, Josef Frank, Mathieu Mategot ou encore George Nakashima. Mais elle collabore aussi régulièrement avec d’autres décorateurs et des architectes d’intérieur sur des projets qui la mènent aux quatre coins de la planète, mais ceux-là nous ne les verrons souvent que dans nos magazines de déco préférés.


Quel rapport avez-vous aux objets en général ?


Les objets, particulièrement les pièces d’antiquités, sont des êtres témoins à mon sens, qui ont plusieurs vies. Lorsque je rencontre un objet, il y a toujours une petite musique qui trotte dans ma tête, faite d’imaginaire, d’onirique, de rêves d’enfance. En tant qu’antiquaire, je ressens une émotion à être le passeur et le conteur de leur histoire. Certains objets sont ludiques, évoquent une certaine légèreté, d’autres sont plus pénétrés, mais ceux que j’acquière me fascinent, et je ne m’en sépare que lorsque je rencontre le même enthousiasme chez les amateurs ou collectionneurs  de la rue du Dragon.


L’objet dont vous ne pourriez vous séparer ?


Certainement ce miroir aux alouettes 19ème, créé par des artisans amoureux de leur métier, serrurier,  horloger, ébéniste, qui, avant d’être chasseurs, étaient sans doute des amis gais et amoureux de la vie.




Celui que vous aimez offrir ?


Un vrai cadeau est celui que j’aimerais garder.


Celui que vous aimeriez recevoir le 24 ?


Un regain d’insouciance.


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