DOMINIQUE ZEHRFUSS

Photo Stéphane Haskel

Difficile de parler de Dominique Zehrfuss en quelques lignes, tant on veut trouver les mots justes. Elle crée des bijoux, elle dessine et peint, mais pas seulement. Elle écrit aussi. Dans « Peau de caniche » il y a quelques années, elle nous offrait le portrait d’une enfance « d’adulte miniature ».  Comme elle partage depuis plus de quarante-cinq ans la vie d’un grand homme, Patrick Modiano, dont l’oeuvre, elle aussi, est tournée vers cette période si complexe de la vie, on se dit que ces deux-là doivent former un couple extraordinaire et on aimerait presque fêter Noël avec eux !


Pour 24, elle a choisi de montrer l’un de ses tableaux.


Dominique Zehrfuss, pourquoi avez-vous choisi de vous séparer de cet objet ?


L’objet dont je me separe est un tableau, une gouache que j’ai peinte dans l’espoir qu’elle plairait à quelqu’un d’autre que moi.



Quel rapport avez-vous aux objets en général ?


Il est de l’ordre du fetichisme.  Chaque objet dont je m’entoure  a une signification symbolique tres forte pour moi.


L’objet dont vous ne pourriez vous séparer ?


J’ai sur ma table de nuit ce que j’appelle mon « Musée du minuscule », compose d’objets disparates, jeu de carte, livre, sculptures, flacon de parfum, etc, dont le trait commun est l’infiniment petit. Je serais tres triste si mon petit musée disparaissait.


Celui que vous aimez offrir ?


De meme, j’offre a ceux que j’aime des objets minuscules qu’ils peuvent garder dans leur poche comme des talismans.


Celui que vous aimeriez recevoir le 24 au soir ?


Pour Noel, j’aimerais recevoir une minuscule lettre d’amour.