POP ART – Icons that matter

Initiée par la célèbre sculptrice et mécène Gertrude Vanderbilt Whitney (1875-1942), la collection du Whitney Museum of American Art de New York offre une véritable anthologie de l’art américain du XXe siècle et XXIe siècle, dont des pièces maîtresses du « Pop Art » : peintures, sculptures, sérigraphies…

Des figures majeures du mouvement Pop Art, Robert Rauschenberg et Jasper Johns, aux sculptures et toiles monumentales de Claes Oldenburg, Tom Wesselmann, James Rosenquist et Alex Katz, en passant par les sérigraphies d’Andy Warhol, les peintures de Jim Dine et de Roy Lichtenstein, l’exposition présente une soixantaine d’oeuvre du Pop Art américain de l’après-guerre, du début des années 60 à la fin des années 70. Si l’exposition convoque ses plus grands représentants, elle va également permettre de découvrir des artistes américains moins connus en France (George Segal, Rosalyn Drexler, May Stevens, John Wesley…) et d’apprécier la diversité des techniques employées.





Au début des années 60, les États-Unis voient émerger en l’espace d’une décennie une génération d’artistes en réaction à l’expressionnisme abstrait qui domine à l’époque. La société de consommation se développe parallèlement à une situation économique en pleine croissance. C’est dans ce contexte que le Pop Art va émerger. Les artistes du courant Pop représentent généralement les objets du quotidien et les signes de la culture de masse populaire. Ils s’aaproprient souvent des figures iconiques comme Jackie Kennedy ou Marilyn Monroe et utilisent des techniques employées dans la publicité et la la bande-dessinée. Les couleurs sont utilisées en aplats uniformes dans des tons intenses.


Le Pop Art affirme sa croyance en la puissance des images, et c’est souvent avec humour, parfois avec ironie, qu’il dépeint « the American way of life» pour le célébrer et le critiquer en même temps.

« Le Pop Art regarde le monde, il semble accepter son environnement qui n’est ni bon ni mauvais, mais différent. Un autre état d’esprit », commente Roy Lichtenstein.

« Le Pop est tout ce que l’art n’est plus depuis deux décennies. Il s’agit véritablement d’une volte-face, un retour à une communication visuelle représentative, se déplaçant à une vitesse ébouriffante dans des modèles récents et pointus. C’est un brutal retour en arrière vers le Père, après une exploration abstraite de l’Utérus pendant 15 ans. Le pop art est un ré-engagement dans le monde. C’est se débarrasser de la bombe. C’est le Rêve Américain, optimiste, généreux et naïf… » résume à sa façon Robert Indiana.



du 22 septembre 2017 au 21 janvier 2018


MUSEE MAILLOL

61 rue de Grenelle 75007 Paris