MATHIAS BENGTSSON

GROWTH



Voici une exposition qui retrace la poursuite d’un rêve, un rêve Prométhéen …



En 2010, l’artiste danois Mathias Bengtsson, passionné par le design organique et les nouvelles technologies, repousse les limites de la création artistique en inventant un logiciel capable de cultiver des formes, sortes d’organismes vivants, à partir d’une graine digitale. En 2016, six ans plus tard, le Centre Pompidou fait l’acquisition de son chef-d’œuvre la Growth Table Titanium, fruit de cette technologie d’algorithmes inédite. Que s’est-il passé entre ces deux dates décisives, d’abord l’invention permettant de révolutionner la création grâce à l’intelligence artificielle, puis l’acquisition par l’un des plus importants musées du monde ? La Galerie Maria Wettergren a décidé de consacrer une exposition à cette question et qui réunira pour la première fois les dessins et sculptures majeurs de cette période de six ans nommée Growth (croissance) par l’artiste. Ceci sera la première exposition personnelle en France dédiée au travail de ce jeune prodigue du design contemporain, qui s’est vu attribuer le Prix d’Architecture Finn Juhl en 2011, et dont les œuvres font déjà partie des plus grandes collections muséales telles que le Centre Pompidou, le MoMA et le Smithsonian Cooper Hewitt Museum à New York.




Les œuvres de Bengtsson sont hybrides et conceptuelles, et n’appartiennent point au domaine de l’art décoratif. Il s’agit plutôt de réminiscences de chaises et de tables qui opèrent dans la zone crépusculaire entre art et design, irradiant un délicieux sentiment d’étrangeté. Une sélection de dix œuvres, très organiques, montre comment la haute technologie, quand elle est mise au service de l’art, se rapproche de la nature et presque comme une seconde nature, crée de nouvelles formes merveilleuses qui dépassent à la fois notre imagination et nos critères de catégorisation. En utilisant l’intelligence artificielle pour créer des formes naturelles, Bengtsson propose une confusion intéressante entre nature et culture. L’exposition insiste sur cette dimension hybride de l’art chez Bengtsson, autant inspiré par la science et la technologie que par l’artisanat et l’art pour donner forme à des œuvres qui incarnent l’imagination abondante d’un artiste et le désir d’une époque au sommet de son rêve technologique. Avec les mots d’Alistair Robinson …La logique déterminante de Bengtsson n’est point que la forme suit la fonction, ni que la fonction suit la forme, mais que la forme dépasse notre limite imaginaire.



Parmi les pièces phares, la Growth Table Titanium (2016), exceptionnellement prêtée par le Centre Pompidou à la Galerie Maria Wettergren, une prouesse technologique et esthétique en titane imprimée en 3D, la Growth Lounge (2016) faite de lianes en bronze massif ; la Cellular Chair (2011) en résine imprimée en 3D et recouverte d’argent, conçue à partir d’un logiciel imitant la croissance cellulaire naturelle. De leur côté, les dessins, vibrants et émouvants semblent vouloir captiver la dynamique même de la croissance naturelle de manière étonnante.


L’exposition sera également l’occasion de présenter le catalogue/sculpture Growth dont la forme en papier découpé au laser, stratifié et collé, s’inspire d’un paysage topographique. Parmi les contributeurs de ces textes, on retrouve Marie-Ange Brayer, conservateur en Chef du Centre Pompidou, Paris mais aussi Peter Fiell, auteur de plusieurs ouvrages clés sur le design historique et contemporain.


du 15 septembre au 25 Novembre 2017


GALERIE MARIA WETTERGREN

18 rue Guenegaud, 75006 Paris

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